La désinformation médicale est déclarée priorité de l'Etat en France
« La désinformation en santé est aujourd’hui l’un des principaux risques pour notre santé publique », a déploré Stéphanie Rist à l’occasion d’une conférence de presse"
« Quand les fausses informations circulent plus vite que la science, ce sont les plus fragiles qui en paient le prix fort. Et face à cela, l’État ne peut ni se taire ni se contenter de réagir coup après coup" dit la ministre de la santé.
Cette lutte contre les fakes news médicales repose, en partie, sur le rapport d’une mission d’expertise menée par trois scientifiques, l'étude dénonce une tendance en passe de « menacer l’existence même des systèmes de santé tels que nous les connaissons ».
Ce phénomène, qui s’est amplifié depuis la pandémie de Covid-19, s’étend désormais à « tous les domaines » : vaccination, cancer, alimentation, santé mentale, santé des femmes, pratiques de soins non conventionnelles… et repose sur « des motivations économiques, idéologiques ou identitaires », d’après les spécialistes.
Un Observatoire de la désinformation en santé va être créé, il permettra également de mieux informer, alerter et sensibiliser les acteurs de la santé et de l’information. Il sera notamment chargée d’assurer une « veille continue », animer des groupes de travail thématiques et de publier des baromètres et des travaux de recherche.
Les scientifiques alertent : « on ne peut pas courir après la désinformation. C’est comme essayer de vider l’océan à la petite cuillère. Il faut plutôt mettre en avant les contenus de qualité ».
Sera déployé début 2026 un dispositif d’infovigilance, afin de « détecter rapidement les fausses informations en santé, d’en analyser les ressorts et de diffuser des réponses fiables et pédagogiques ». Des articles de référence seront publiés sur le site Sante.fr.
Enfin, le renforcement de l’éducation critique à la santé dès le plus jeune âge, viendra constituer le dernier axe de la stratégie.
Les scientifiques alertent sur les phénomènes d’influence étrangère : « Dans le cadre de nos demandes d’interviews, le réseau X a refusé de nous parler, c’est assez révélateur du refus des plateformes de modérer les choix algorithmiques et éditoriaux »...
Les scientifiques aimeraient que les politiques aillent plus loin, "il faut renverser la table", « il faut arrêter que les désinformateurs continuent de désinformer et que les scientifiques, de leur côté, se fassent harceler et menacer », et que toutes les formations politiques se saisissent du sujet, ce qui n'est pas encore le cas actuellement regrettent les spécialistes...
Soyez vigilants !! exercez votre esprit critique plus que jamais !