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L'assemblée citoyenne et plateforme participative « Un commun accord » veut donner de la voix aux citoyens

Un commun accord est une assemblée citoyenne indépendante et non partisane, lancée par l’ingénieur Jean-Marc Jancovici à l’approche de l’élection présidentielle française de 2027. Son idée centrale : permettre à des citoyens tirés au sort de débattre des grands choix auxquels la France est confrontée, notamment face aux enjeux climatiques, puis de faire entendre leurs conclusions dans le débat public et politique.

« L’objectif est de faire revenir une parole citoyenne, partant de problèmes concrets traités avec réalisme et l’envie de faire les choses ensemble, dans une campagne (électorale) où un peu trop souvent les choses sont traitées à partir de slogans », a déclaré l’ingénieur fondateur du Shift Project, groupe de réflexion axé sur la décarbonation de l’économie.

Le panel, tiré au sort par l’institut Toluna Harris Interactive pour représenter la diversité de la société, se réunira pendant six week-ends, débattant et échangeant avec des experts, dès le 19 septembre au Conservatoire national des arts et métiers à Paris. Il exposera ses conclusions en février. En parallèle, une plateforme (Uncommunaccord.fr) « permettra à chacun de contribuer au débat »

L'intiative reposera en partie sur un financement participatif visant surtout un maximum de soutiens individuels pour asseoir « la légitimité de la démarche », précise l’organisation (Dons via Ululle).

Les enjeux climatiques sont au coeur des thématiques, mais également les problématiques économiques, budgétaires et sociétales qui y sont associées.

La démarche vise à "relégitimer la démocratie participative".

« Notre objectif est de redonner goût aux gens désabusés de débattre de notre avenir », explique le fondateur du Shift Project, pour qui le débat public actuel est « déconnecté de la réalité ». Selon l’enquête annuelle « Fractures françaises » réalisée en octobre 2025 par Ipsos pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès, le Cevipof et l’Institut Montaigne, 90 % des 3 000 sondés affirment ne pas avoir confiance dans les partis politiques. « L’opinion publique est plutôt favorable à ce type de procédures, qui peuvent être une manière de relégitimer la démocratie directe et de redonner un nouveau moyen aux citoyens d’exprimer leur point de vue », estime Loïc Blondiaux, politiste spécialiste des questions de participation citoyenne.

Pour en savoir plus : https://www.uncommunaccord.fr/qui-sommes-nous

Pour soutenir l'intiative : https://fr.ulule.com/un-commun-accord-presidentielle-assemblee-150-citoyens-jancovici/

 

 

 


Date de publication
11 Octobre 2026